Marchepied ou tour d'apprentissage : lequel choisir pour la cuisine ?

Un enfant qui tend les bras vers le plan de travail demande une chose simple : voir, et participer. Le premier réflexe est d'attraper un marchepied. C'est peu cher, on en trouve partout, et cela règle la question de la hauteur. Cela ne règle pas celle de l'équilibre.
Ce que chacun fait, et ce qu'il ne fait pas
Un marchepied, un tabouret ou une chaise tirée contre le plan de travail surélèvent l'enfant. C'est tout ce qu'ils font, et c'est précisément le problème : une fois en haut, rien ne l'entoure. Or un enfant de deux ans qui cuisine ne reste pas immobile. Il se penche vers le bol, se retourne pour vous parler, recule d'un pas pour mieux voir. Sur une simple marche, chacun de ces gestes est un pas dans le vide.
Une tour d'apprentissage, aussi appelée tour d'apprentissage Montessori, part du problème inverse. Elle ne surélève pas l'enfant, elle l'installe : une plateforme à hauteur du plan de travail, un maintien sur les côtés, et une base large qui refuse de basculer. L'enfant peut bouger sans que le mouvement devienne un risque.
Les trois solutions, en trois lignes
- Marchepied ou tabouret : surélève, ne retient rien. Utile pour quelques secondes au lavabo, à portée de bras d'un adulte.
- Chaise haute : maintient l'enfant, mais l'assied et l'éloigne du plan de travail. Il regarde, il ne fait pas.
- Tour d'apprentissage : debout, à la bonne hauteur, entouré. Les deux mains libres pour verser, mélanger, laver.
La vraie différence n'est pas le confort, c'est ce que l'enfant a le droit de faire. Debout et entouré, il participe. En équilibre ou assis à distance, il assiste.
Le prix, et ce que l'on compare vraiment
Un marchepied coûte une vingtaine d'euros, une tour d'apprentissage nettement plus : notre tour d'apprentissage évolutive 4-en-1 est à 199 €. Comparer les deux étiquettes n'a pourtant guère de sens, parce qu'elles ne couvrent ni la même durée, ni le même nombre d'usages. Le marchepied sert à monter. La tour sert de 18 mois à 6 ans, et devient tour à tour table et banc, tableau à craie et atelier de briques : quatre meubles qui ne s'achètent pas, près de 370 € qui restent dans la poche.
Faut-il renoncer au marchepied ?
Non, et ce serait dommage. Pour se laver les mains au lavabo ou atteindre un interrupteur, un marchepied bas rend service et ne coûte presque rien. C'est en cuisine que la question change de nature, parce que l'enfant y reste debout longtemps, à côté de plaques chaudes et de lames. Le bon repère est la durée : quelques secondes sur une marche, très bien ; un quart d'heure à pétrir, non.
Le reste tient à ce que vous laissez à portée de main une fois l'enfant en hauteur. Ce point, et les deux risques qui le précèdent, sont détaillés dans les trois risques réels d'une tour et ce qui les écarte.
Avant de choisir
Si vous hésitez encore entre plusieurs modèles, les six critères à vérifier avant d'acheter passent en revue la sécurité, les matériaux et l'encombrement, point par point. Les questions de montage et d'entretien, elles, sont reprises une par une dans les réponses aux questions que se posent les parents.
Un enfant qui participe n'est pas un enfant qu'il faut surveiller de plus près : c'est un enfant qui a de quoi tenir debout tout seul. Le marchepied lui donne la hauteur. La tour lui donne la cuisine.
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